Dossiers
L'effet Vertigo
Sous l'intitulé de l'effet Vertigo, l'Étincelle de novembre revient sur le symposium Arts-Science-Complexité de juin 2009. L'Effet Vertigo, c'est Alfred Hitchcock analysé par Jean-Pierre Dupuy et Raoul Ruiz, par lui-même ; l'effet Vertigo, c'est le basculement de toutes les perspectives dans l'orchestration et l'architecture contemporaines ou dans les mathématiques confrontées à la création artistique.Au bord du chaos
Dans la nouvelle Le jardin aux sentiers qui bifurquent, chaque croisement laisse tous les dénouements ouverts, chaque instant, tous les futurs contingents, chaque solution, tous les mondes possibles au sein d'une trame de temps divergents. Inspirée par ce texte emblématique de Borges et par l'œuvre de Berio, l'Étincelle interroge la notion de complexité dans les arts et la science.L'icône, la voix
En écho au festival Agora, le numéro 4 de L'Étincelle donne la parole à Éric Rohmer, François Regnault, Hugues Vinet et Marie-José Mondzain, pour explorer la problématique « l'icône, la voix ».Un « Contre-jour » consacré à Gérard Grisey revient sur les perspectives ouvertes par le compositeur, dont les œuvres et l'héritage occupent une place particulière au sein du festival.
Dater/Faire date
Le journal de la création à l'Ircam confronte la mémoire de la culture et l'amnésie créatrice. « Faire date », c'est-à-dire irruption, bifurcation ou tournant, c'est créer une relation mobile et inédite avec l'histoire. Essai d'histoire contrefactuelle d'Esteban Buch, archives et récit historique avec Arlette Farge, anachronisme fertile chez Georges Didi-Huberman..., l'Étincelle présente quelques intrigues spécifiques du présent avec le passé, quelques configurations musicales, esthétiques et historiques.Festival Agora : Utopia-Exotica
Utopia-Exotica, le vaste périple entrepris par le festival Agora, s'offre pour carnet de route le journal de l'Ircam, l'Étincelle. Au travers de perspectives littéraires, philosophiques, musicologiques et visuelles, la visée historique et apocalyptique de l'utopie s'infléchit par la modestie du mouvement topographique de l'exotisme. Utopie et exotisme, ce double équipage est, dès son origine, tributaire du déplacement.Spectres transatlantiques
Si la musique spectrale est née à Paris, le "spectralism" est une invention américaine révélatrice de l'importance prise aujourd'hui par ce courant musical aux États-Unis. L'enseignement de Tristan Murail à Columbia et de Joshua Fineberg à Harvard porte bien évidemment une responsabilité dans ce phénomène.Au-delà des questions de prééminence, qui nous intéressent peu, il est incontestable que l'approche spectrale exerce une influence marquante sur une nouvelle génération de compositeurs aussi éloignés soient-ils de ce courant, comme en témoigne Jason Eckardt. De son côté, Robert Hasegawa met en perspective la "just intonation", qui marque l'histoire plus secrète de la musique expérimentale américaine, et ses rapports avec la musique spectrale.




